JANVIER AU BENIN

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Cotonou - marché Ganhi et les zems

Cotonou...

 

Cotonou, ça ne se visite pas : Cotonou, ça se vit !

 

Bien sur les premiers jours on ouvre grand ses yeux, on est là, tout neuf, tout nouveau, on ne sait ou diriger ses pas.

 

Ensuite, avec un peu d'aide, il faut s'y lancer :

 

par exemple, aller à Ganhi (oui : gan-hi, pas ga-gni, n'est-ce pas mademoiselle ?) acheter des fruits et des legumes, puis des poissons tout vifs dans leurs bassines. se plonger dans le marché et ses étroites (euphémisme) allées pour acheter les tomates, les petites salades vertes pour lutins ou liliputiens, les concombres, les oignons blancs, des oeufs à la pièce, les mangues et les ananas qui nous changeront le soir du solide repas, copieux et bien pesant, des maquis de la ville.

 

car on y mange bien, à Cotonou; !!! trop sans doute, pour nos petits estomacs européens. c'est du solide, du consistant, du repas de travailleur de force. du roboratf, de la "nourriture de survie"  dirait un certain prof que j'ai "eu" à paris VIII. dans une autre vie, faut dire :)))

 

ha le marché ganhi ! il me manque, tiens !

 

 

se frayer un chemin parmi ces mamas commerçantes, commenter les prix (et marchander) , sourire, passer, sourire et dire oui.... ou non ...

je n'étais jamais bien loin (marchandage mis à part) de l'extraordianire marché de St Denis, en seine-saint-denis, ce departement si critiqué, mais ou nous avons tous appris les couleurs, les odeurs, les habitudes alimentaires, les relations amicales ou les oppositions d'un bon quart de la planète  : bon, je n'ai pas compté, mais qu'est-ce que j'ai aimé.

la foule, l'animation, la vie quoi ! tu te rappelles, Manu, nos marchés du dimanche matin.. ?

 

 

 

pour y aller, sur ces marchés (car il n'y a pas que ganhi), on prend des "zem", zemidjans pour les savants, ce qui veut dire "emmène moi vite", en fon, la langue parlé du sud. "emmène moi vite" : pas de soucis, et vite, ici, c'est très très vite ! ! 

 

vite, pas de temps à perdre, cotonou, c'est comme paris, vite, vite ,dans l'embouteillage, se forcer un  chemin, à grand renfort de klaxon (ça y'a pas à paris) et de gymkhana entre voitures, autres zems, et ... les nids de poules des vons et des pavés.

vite , vite... dans la pollution et les mauvaises odeurs des essences de contrebande venues du Nigeria, moins chère que l'essence "légale".

Au debut, vous flippez à mort, petite passagère de l'arrière ! vous fermez les yeux ! et puis, vous  dites "ma bonne étoile, protège moi, je ne le répéterai pas"... et puis vous faites votre vie à l'arrière. :))

vous fouillez des deux mains dans votre sac à la recherche d'un mouchoir, vous préparez la petite monnaie pour payer la course, vous profitez du paysage, du spectacle de la rue : comme à Paris, comme à Londres, comme à Budapest : la rue, c'est chouette !

 

 

 

un autre interrêt certain des zems : c'est le brushing gratuit !

 



08/02/2011
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