JANVIER AU BENIN

JANVIER AU BENIN

Dassa - zoumé et ses collines

DASSA-ZOUME et les collines

 

 

à environ mi-chemin de Nattintingou, voici Dassa. Une petite ville, située dans une region de collines étonnantes.

 

Lorsque nous y arrivons, le dos cassé par la route faite dans un  minibus datant de la première guerre mondiale, notre regard est attiré par les étalages de sacs de farines diverses installées tout au long de la rue principale;

 

 

 

 

farines de manioc principalement (gari). Il y a ainsi des dizaines de vendeurs, gros et détails.

 

nous devons nous rendre chez Armand, qui tient dans un quartier "vert" de Dassa une ferme-auberge : " cases pour les hôtes, des paillotes salle-à-manger et salons, et sa ferme, bien sur;

 

c'est en zem que nous nous y rendons.

 

c

petit coin "salon"

 

 

la ferme

 

 

 

 

 

après un repos bien nécessaire, nous partons en ballade dans les collines !

 

aïe ! cette ballade me cueille "à froid", il fait très très chaud (non non ce n'est pas contradictoire :))) ) et je capitule bien vite.

 

Je laisse A. partir dans les collines avec les guides et deux autres randonneurs, elle prendra les photos de ces étranges et belles collines.

 

Quant à moi, je vais aller papoter avec quelques femmes du village qui lavent et font sécher du linge sur des rochers en contre-bas. Cela les fait beaucoup rire lorsque que je leur explique que je ne peux pas suivre "la jeunesse" dans ses escalades.

 

les enfants viennent me tenir compagnie. l'heure de l'école est passée, la soirée est douce. Ils jouent, tout nus, sur les pierres et dans les herbes. ils "trimballent" un petit chien ... on les mange, les chiens (et les chats aussi), celui-là : compagnon ou futur ragoût ?

 

je laisse filer le petit groupe !

 

 

boujour les grimpettes !

 

le sommet des collines ...

 

réservoirs (naturels) d'eau : le village les entretient en les nettoyant à fond avant chaque saison des pluies, car la population

les utilise comme ressources d'appoint en eau durant la periode sèche.

 

 

paysage, toujours un peu troublé par l'harmattan.

 

 

autres collines, dans le lointain...

 

 

en contre-bas, le linge étalé par les femmes avec qui je discute.

 

 

retour à la ferme en zem !

 

ce retour me vaut un pénible incident : je prends des photos, assise à l'arrière de la moto, mon pied droit change de position sur le cale-pied, et vlan : il bute dans une souche sur le bord de la ravine ou nous passons.

 

la douleur me fait crier et le zem s'arrête. je n'ose pas, durant quelques secondes, regarder ce qui s'est passé dans ma chaussure.... rien "d'ouvert"? ... rien qui saigne? premier soulagement : non  ! mais ça me fait terriblement mal, et lorsque nous repartons, je n'ai plus coeur à mitrailler le paysage. je passerais la soirée à me demander ce qu'il en sera de ce choc, en boitant !

 

heureusement, plus de peur que de "veritable" bobo puisqu'anti-inflammatoire et pommade idem permettront que je puisse marcher à peu près normalement dès le lendemain (3 semaines plus tard, la douleur est encore présente, cependant).

 

 

Malgré tout, cela me fait toucher du doigt notre fragilité : si j'avais été en tongues (ou en pied nus comme A.), qu'en serait-il de mon pied ? aucun centre de soin à des dizaines de km à la ronde....

bref ... ! merci ma bonne, moche, mais solide, paire de chaussures.

 

nous rentrons à la ferme....

 

 

 

 

Armand nous ofre du bissap (boisson : une sorte de tisane de fleurs d'hibiscus sechées, ressemble à de la grenadine), du tchouk (bière de mil) et nous dinons d'un de ces lapins d'élevage, sur une pâte de  gari, celui là même qui se vend sur le bord de la route.

 

le lendemain, nous reprendrons le bus pour natti.

 

 

les zems viennent nous chercher chez Armand :après la piste, nous nous retrouvons sur le "pavé" qui nous mène à la "gare routière" de Dassa.

 

Imaginez une esplanade de terre battue de 100mX100mètres environ, entourée des herbes de la savane, avec un accès sur le pavé un peu chaotique, et sur laquelle (l'esplanade) on trouve des marchandes : des mamas aux marmites fumantes (pâte blanche, riz, sauce poisson, sauce mouton), des mamas aux sandwichs oeufs-durs-tomates-cuites délicieux, des jeunes femmes avec sur la tête des plats d'oeufs durs, d'autres de corbeilles de "gateaux" (pâte frite), des mains de petites bananes sucrées.

c'est coloré, c'est vivant, c'est sympa, et nous attendons, attentives au spectacle, le bus qui va bientôt arriver de Nattitingou.

Patience ! Patience !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



12/02/2011
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