JANVIER AU BENIN

JANVIER AU BENIN

Tokpa Dome, Ouidah, la route des pêches

Arrivée en pirogue à moteur sur la rive Est du lac, un peu "au milieu de nulle part"...

 

 

en compagnie d'autres "vaisseaux" chargés de marchandises pour le marché ! toujours ces voiles faites de bric et de broc, de tissus usagés et de sacs en plastique recyclés. nous en verrons beaucoup sur d'autres plans d'eau. (lac Nohoué - fleuve Ouémé)

 

 

notre barque ! et grande discussion au sujet du prix de la traversée.... une jeune fille nous l'indique : 200 Fcfa, tout de suite "rembarrée" par les adultes présents : c'est 300, oui, c'est 300 ! nous payons notre tarif "spécial yovho"... sans insister, afin que la jeune fille ne soit plus prise à partie. 300 Fcfa, ce n'est jamais que 40 centimes d'euros.

 

nous partons à pied sur quelques centaines de mètres et découvrons le village de Topkpa Domé, caché deriière les arbres, invisible depuis le lac. C'est jour de marché.

 

jeune zem à l'affut ... (à gauche)

 

à droite : vente de pain de mie et de "pain sucré" (nos viennoises).

 

après quelques achats pour grignoter : pain, tomates, "batons" d'arachide, que je prenais jusque là pour de grands haricots :)), je repère la piste qui part pour Ouidah ! le temps de négocier le prix de la "course" avec un zem, et c'est parti !

 

 

 

une petite heure de moto, et c'est l'arrivée à Ouidah !

 

le temps de poser mon sac à "côté pêches", chez Francis, et je pars à pied le long de la route des esclaves. 200 mètres, m'avait dit le garçon à l'hotel ... en fait, c'est 4 kilomètres, sous le soleil, sans ombre, que je "m'offre"... bon ! :))

 

l'atmosphère est assez pesante,on pense à toutes ces personnes enchainées qui ont fait ce parcours pour aller mourir ou survivre dans des conditions effroyables, dans les bateaux négriers et ensuite en Amérique.

 

mais le chemin traverse la lagune de Ouidah, très belle, avec ses petits villages, ça et là, ces pêcheurs aussi, ses petites îles, les discussions avec de jeunes collégiens curieux, sur le trajet, rend l'expédition moins dure;

 

la route de l'esclavage

 

 

des statues, certaines inspirées du pantheon vaudou, d'autres plus enigmatiques encore, ponctuent cette route de mémoire.

 

 

 

cette statue marque l'endroit de l'ARBRE DE L'OUBLI : les hommes futurs deportés devaient tourner autour 9 fois, les femmes 7 fois, afin d'oublier -croyait-on- d'ou ils venaient, quelle était leur histoire ! tragique illusion !

 

 

porte du non retour

 

 

 

mais ce climat très lourd n'empêche pas que l'on puisse admirer les paysages lagunaires qui séparent ce monument de la ville de ouidah.

 

pêcheurs sur la lagune : comme partout, l'harmattan marque de sa couleur les paysages.

 

village au bord de la lagune

 

 

 

 

retour à l'esclavage : la place chacha, ou cet arbre a été le témoin de la vente des esclaves, leur échange contre la pacotille amenée d'europe.

 

 

en bordure du petit musée (fondation privée) concernant l'esclavage et "les grands hommes noirs", ces dessins des sympboles des 12 rois d'Abomey, dont le dernier est mort en deportation en Algerie : l'histoire beninoise retient leur responsabilité dans le commerce triangulaire : 1) l'esclavage pré-existait à l'arrivée des européens 2) les rois ont participé activement à la chasse, capture et vente de leurs sujets.

 

après ces ceux journées un peu oppressantes à Ouidah, je vais rentrer à Cotonou en parcourant, en zem (toujours les zems) "la route des pêches, qui longe le littoral, entre lagune et ocean.

 

 

 

cette route, entièrement sablonneuse, est parsemée de villages de pêcheurs, béninois mais surtout ghanéens. Elle donne une impression de desert, mais des commerces, des écoles, la ponctuent également, en retrait de la piste. quelques hotels aussi.

 

en arrivant sur Cotonou, sur une vingtaine de kilomètres, des paillottes abritent, le week-end, des béninois, des expat, venus de baigner et se délasser loin des vapeurs nocives et de la chaleur  de Cotonou.

 

village de pêcheurs

 

 

 

un miracle : la présence d'un "garage" sur cette improbable piste : nous y avons fait réparer le pneu crevé de la moto de mon zem, Nicaise;

(ben oui, la route des pêches sans un ennui mécanique, ça eut manqué d'attrait :))) )

 

 

 

 

 

 



10/02/2011
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